Le lupus : une maladie auto-immune, mais pas héréditaire au sens classique
Quand on fait face à un diagnostic de lupus, une des premières questions qui revient, c’est celle-ci : « Et ma famille, alors ? » C’est naturel : la crainte de transmettre la maladie ou de la retrouver chez un proche est souvent présente, pour soi comme pour ses enfants, ses frères ou sœurs. Pourtant, le lupus ne se transmet pas selon la logique de l’hérédité “à la façon d’une maladie génétique simple” (comme la mucoviscidose). Mais ce n’est pas non plus un pur hasard.
Le lupus, et en particulier le lupus érythémateux systémique (ou LES), est ce qu’on appelle une maladie multifactorielle. Autrement dit, elle résulte d’un croisement complexe entre une prédisposition génétique, l’influence de l’environnement et, parfois, une part de hasard. Avoir des gènes “à risque” n’entraîne donc pas automatiquement l’apparition de la maladie, mais modifie la probabilité d’y être confronté.
Avant d’explorer les chiffres et qui, dans la famille, est le plus concerné, un point important : le lupus reste une maladie relativement rare et le risque de la voir apparaître chez plusieurs membres d’une même famille reste faible comparé à d’autres maladies, comme le diabète de type 1.