Quels sont les gènes impliqués dans le lupus ?
Contrairement à d’autres maladies, il n’existe pas un gène « du lupus ». Ce n’est pas une question de tout ou rien : il s’agit plutôt de dizaines de petites variations génétiques, qui, combinées, augmentent le terrain favorable à la maladie.
Le système HLA : la « carte d’identité » immunitaire
Le système HLA (pour Human Leukocyte Antigen) est un groupe de gènes qui définit en partie notre « carte d’identité » immunitaire. Plusieurs variantes du HLA (notamment HLA-DR2 et HLA-DR3) sont associées à un risque accru de lupus.
En pratique : ces gènes gèrent la reconnaissance du « soi ». Un peu comme un poste de douane : si la barrière HLA est mal réglée, certains de nos propres tissus peuvent être « vus » comme étrangers, d’où l’apparition d’auto-anticorps et le démarrage de la maladie.
D’autres gènes en cause
Plus de 100 variations génétiques différentes ont été reliées à un risque plus élevé de lupus (source : Nature Genetics, 2022). Parmi elles :
-
Des gènes qui régulent l’activation des lymphocytes B (des globules blancs qui fabriquent les anticorps).
-
Des gènes qui influent sur la production d’interféron alpha, messager clé de l’inflammation.
-
Des gènes impliqués dans la réparation de l’ADN, la réponse au stress cellulaire…
Chaque variation génétique seule augmente le risque d’environ 1 à 1,5 fois seulement. Mais, cumulées et exposées aux bonnes (ou mauvaises) conditions, elles créent un terrain vulnérable au lupus.