Comment ce dérèglement se met-il en place ?
Un dialogue brouillé entre nos gènes et l’environnement
La science nous dit aujourd’hui que le lupus n’est jamais déclenché par une seule cause. C’est la rencontre entre une prédisposition génétique (un terrain favorable, souvent transmis par la famille) et divers facteurs environnementaux (soleil, infections, hormones, stress) qui va activer la maladie (Orphanet).
Certains chiffres permettent de bien voir l’aspect multifactoriel :
- Environ 10 % des patients atteints de lupus rapportent au moins un membre de leur famille également touché (Lupus Foundation of America).
- Le risque de développer un lupus lorsqu’un parent du premier degré en est atteint reste toutefois faible (entre 5 et 12% selon les sources).
Autrement dit : la génétique, seule, ne décide pas tout ! Il faut d'autres déclencheurs pour franchir le cap de la maladie.
Les mécanismes clés du dérèglement immunitaire
Voici, schématiquement, les grandes étapes connues du dérèglement dans le lupus :
- Excès d’activité des cellules immunitaires : Certains types de globules blancs (lymphocytes T et B) deviennent trop “réactifs” face à des signaux d’alerte.
- Production d’auto-anticorps : Les lymphocytes B se mettent à fabriquer des anticorps contre nos propres cellules.
- Formation de complexes immuns : Ces auto-anticorps vont “s’accrocher” à ce qu’ils prennent pour des agresseurs, formant ainsi des amas (complexes immun, facile à comprendre comme des grappes où anticorps et débris cellulaires s’accumulent).
- Inflammation généralisée : Le passage de ces amas dans les tissus crée une inflammation, qui abîme les organes cibles (peau, articulations, reins, cœur, etc.).
Ce que cela donne au quotidien : douleurs, fatigue, éruptions, “poussées”… parfois, et malheureusement, atteintes d’organes majeurs dans les formes plus graves.